My own, private Grand Canyon

Las Vegas (Lake Mead, Mont Charleston), Grand Canyon

 

En short dans la neige ?! A se geler comme des pingouins sur la banquise ?

Yes, we can !!

 



 

We can parce que nous faisons partie des rigolos capables d’essuyer des tempêtes de neige en Andalousie à la belle saison, des tremblements de terre en Equateur, des trombes d’eau au Macchu Picchu … Alors, pourquoi pas des congères au far-west en plein mois d’avril ?

 

Tout avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices !

 

Samedi 6 avril 2019. Le réveil sonne. Il nous reste encore 1000 choses à faire avant notre retour aux USA. Pas de souci, nous décollons le 7 avril à minuit et demi. Donc le dimanche soir. Enfin, c’est ce que nous pensons alors. A 7h37, un mail d’Aeromexico nous rappelle cependant de revoir dans l’urgence le programme de CM1 sur les temps et les durées ! Le 7 avril à 00h30 c’est le soir même ! Pas le lendemain soir ! Horreur !! Nous allons encore être à la bourre pour prendre l’avion ! Adieu les préparatifs tranquilles que nous avions prévus ! Nous achevons en hâte ce qui doit être fait, rangeons nos affaires estivales dans notre unique valise et décollons à l’heure prévue pour Las Vegas, via Mexico City.

 

Samedi 7 avril. Il est 4h30 du matin quand le premier avion se pose au Mexique. Pendant les 5 heures de vol, nous avons eu tout le temps nécessaire pour tester le concept de la nuit blanche de mierda. Eh ouais ! Nous ignorions que la rangée 12 du Boeing 737-800 est la rangée maudite dans laquelle non seulement les sièges sont ultra cheap, mais en plus ne s’inclinent pas. Si tu t’endors, t’es mort ! Tu piques du nez et ta tête s’encastre dans l’écran du siège de devant. Comme la vie est bien faite, après avoir patienté 5 heures supplémentaires sur les sièges anti-voyageurs-crevés-souhaitant-s’allonger de l’aéroport de Mexico, nous réembarquons pour 3 heures de vol sur la rangée 12 d’un autre 737-800. Grrrr ….

 

 

 

C’est donc avec de bonnes gueules de morts-vivants que nous franchissons les portes du storage où dormait le CC depuis plus de 6 mois. Il fait une chaleur accablante et la bonne odeur du voyageur puant des rillettes est revenue nous coller à la peau.

 

 

 

 

Nous nous attendons au pire, mais, divine surprise, le véhicule redémarre au premier tout de clef. Direction le Lake Mead !

 

 

Las Vegas enneigé ?

 

De Las Vegas nous connaissions les hôtels, les casinos, le Lake Mead, les déserts… Mais pas les champs de neige !

 

Deux années sans hiver nous ont convaincu d’aller jeter un œil au Mont Charleston qui domine la ville. Pensez-vous ! A ce moment-là nous étions sûrs qu’il s’agirait de notre seul épisode neigeux de l’année 2019.

 

 

 

 

Alors, vêtus de nos plus beaux shorts nous sommes allés nous rouler dans la neige !

 

 

 

 

Dommage pour nous, la station de ski venait de fermer ses portes. Il ne nous restait plus qu’à profiter des balades jalonnées par les très éphémères torrents liés à la fonte des neiges. Si atypiques en plein désert, que tous les promeneurs croisés nous ont suggéré des les immortaliser pour la postérité. Vous en voici donc témoins avec nous :

 

 

 

 

Nous repassons la nuit auprès du Lake Mead où la chaleur nous empêche de dormir.

 

 

 

Un dernier tour au casino de l’hôtel sur le parking duquel nous dormons et en route !

 

 

 

 

Grand Canyon en solitaires ? C’est possible !

 

Notre ambition du jour ? Rejoindre la rive sud de Grand Canyon ! Nous connaissions déjà la rive nord, mais à passer dans le coin …

 

 

 

Première merdouille de notre part : la distance entre Las Vegas et Grand Canyon ! Encore une fois, sur la carte Michelin, ça n’avait pas l’air très loin. Mouaf ! Mouaf ! C’est loin, plus que loin ! Il nous faudra presque toute la journée de route pour nous y rendre (OK, on a fait quelques pauses, mais bon …).

 

Deuxième merdouille de notre part : nous ne vérifions ni l’altitude, ni la météo de Grand Canyon. C’est en nous couchant que nous nous rendons compte que nous sommes à 2000 mètres d’altitude. Comme chez nous à Guatapé ! Sauf qu’à Guatapé nous sommes proches de l’équateur. Pas à Grand Canyon !

 

 

 

Quand nous ouvrons un œil le lendemain matin, nous comprenons rapidement la différence de latitude. Le CC est recouvert de neige. Le ciel est noir et des bourrasques de grésille nous laissent entendre que les températures vont être très très fraîches. On va être bien en shorts et en sandales !!!

Bon, avec le temps, on a appris à ne pas se décourager à la première embûche. Par chance, nous avions oublié quelques affaires plus chaudes dans le véhicule. C’est pas génial, mais ça devrait suffire !

 

 

Nous nous lançons donc à l’assaut du site. Superbe. 477 kms de long, une quinzaine de kms de large et … presque personne pour nous bousculer. L’hiver a du bon !

 

 

 

Enfin sauf pour moi qui déteste le froid. Je me rends compte à ce moment précis que toute ma vie n’a été qu’une longue fuite vers le sud et des températures annuelles clémentes hihi ! Me retrouver congelée à Grand Canyon est donc une épreuve pour mon petit corps frileux !

 

 

 

Même les animaux sauvages se caillent !

 

 

Bravant les intempéries, nous parcourons au maximum à pied les rives du Canyon. Les vues sont époustouflantes d’autant que la tempête de neige s’interrompt régulièrement pour nous laisser admirer le paysage.

 

 

10 engelures, 8 bornes et 3 sandwichs plus tard nous sommes convaincus que notre petite mésaventure était en fait une belle opportunité de visiter un site sans être noyé sous la foule et avec des vues beaucoup plus insolites que par beau temps.

 

 

 

Il n’en reste pas moins que la température du jour n’a pas excédé les 4 degrés et que nous n’avons aucune envie de prolonger notre séjour dans le blizzard …

 

 

 

 

Direction le sud de l’Arizona pour retrouver le beau temps. Au pays des serpents à sonnette, le climat se doit d’être clément !

A suivre !

 

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