Tout ce que je déteste quand je voyage au Maroc …

 

J’aime le Maroc et j’apprécie vraiment d’y voyager régulièrement !

Je crois que de nombreuses personnes pensent comme moi puisque les chiffres de la fréquentation touristique ne cessent d’augmenter d’année en année.

Par contre, dans cet article, je voudrais aborder le revers de la médaille, c’est-à-dire tout ce que je déteste dans ce pays quand j’y voyage (et que, paradoxalement,  je ne subis pas du tout dans ma vie quotidienne au Maroc), soit tous  les comportements abusifs ou déplacés qui m’horripilent ou me font fuir et qui n’ont plus leur place dans une exploitation moderne de la manne touristique. Je pense qu’il est important d’en parler ouvertement afin de permettre une évolution du pays sur ces points.

 

Préalablement, je reprécise que le Maroc est très agréable, que la majorité de ses habitants sont gentils et accueillants et que c’est un pays sûr où les agressions d’étrangers sont assez rares, ce qui crée un sentiment de sécurité qu’on n’éprouve plus en France. En revanche, je ne connais personne qui soit venu ici et qui ne soit pas tombé dans une embrouille plus ou moins désagréable, voire dangereuse … J’ai bien conscience que certains touristes se conduisent parfois mal, notamment en filmant ou photographiant des autochtones sans leur accord, mais les ruses que je vais mentionner ci-dessous ne peuvent pas être un prétexte pour répondre à ce genre d’inconduites. Et d’ailleurs, elles sont plus culturelles qu’en réaction à des comportements inadaptés.

 

Les faux guides

 

Au Maroc, il y a des trucs qui surprennent les Européens, mais qui ne sont pas très graves : le gars qui te fait garer ou celui qui surveille ta voiture et à qui il faut glisser quelques dirhams alors que tu ne lui as rien demandé, par exemple. C’est étrange mais sans conséquence.

 

Par contre, il existe d’autres catégories de personnes beaucoup plus problématiques.

 

La première d’entre elles est relativement soft et parfois utile, mais …

 

C’est le gars « bien attentionné » qui te propose de te faire visiter la médina où tu te trouves ou de te guider dans celle-ci. J’ai tendance à penser que ce genre de personne est utile et parfois bienvenue car elle connaît parfaitement sa ville et peut te faire découvrir des endroits qu’aucun bouquin ne mentionne. Donc, why not ?

 

 

Chercher son chemin ou accepter l’aide d’un inconnu ?

 

 

Il faut néanmoins savoir que ton faux guide, ne fait pas cela pour t’être agréable. Il attend bien sûr du pognon à la fin de sa prestation. Et c’est là que réside le piège…

 

Comme un béotien tu pars avec lui sans demander  combien il veut pour sa prestation ou, c’est pareil, tu lui poses la question et te contentes de sa réponse fuyante, le fameux « c’est pas grave…! »… Ah ! le « c’est pas grave !! »  Cette petite expression qui fait de toi un gros pigeon ! Parce qu’à la fin de ton tour, tu vas te sentir obligé de filer une pièce à ce gars et là, le spectacle commence !  Devant ta radinerie et ton ingratitude supposées, il va hurler au scandale, faire mine de s’évanouir, se lamenter tel Harpagon ayant perdu sa cassette…!  Tu augmenteras donc la somme et le manège va continuer… jusqu’à ce que tu te sois fait plumer ou que tu aies craqué.

 

Alors, un conseil : avant d’accepter un « service touristique », demande le prix. Le gars sera incapable de le fixer  donc propose une somme que tu penses correcte. Il faut qu’elle soit raisonnable pour les 2 parties. Si l’interlocuteur continue à dire « c’est pas grave …! », pars. S’il accepte ta proposition, à la fin ne donne pas un centime de plus. Parce qu’il va toujours demander plus, prétextant d’une visite qui a duré plus longtemps que prévu ou de n’importe quoi d’autre ! Et il sera fâché. Toujours. C’est normal, c’est un jeu et l’application à la lettre du théorème du célèbre mathématicien Touristorus-Pijonus (348 avant JC) en vertu duquel « t’es blanc, t’es riche, tu payes »… Donc, tu lui files la somme convenue au départ et tu tournes les talons sans culpabiliser. Il va continuer à pleurer, à te suivre, mais tiens bon. Sauf bien sûr s’il t’a finalement rendu un service exceptionnel.

 

La deuxième catégorie est un cran au-dessus.

 

Tu as décidé de visiter une médina inconnue ou un village. Tu n’as pas encore stationné que déjà 3 mecs font des grands moulinets avec les bras pour attirer ton attention. Bien sûr, tu fais mine de les ignorer, mais au fond de toi, tu sais qu’ils ne vont pas te lâcher. Tu accordes donc ton attention à l’un d’eux et là, c’est le drame … Les 2 autres arrivent et commencent à se déchirer avec le premier parce qu’il leur a volé leur potentiel client ! Et toi, tu te retrouves comme un con, médusé, à assister à un début de bagarre de rue, sans même savoir ce qu’on te veut …

 

Il y a eu une grande époque à la dune du Tinfu (une dune de sable isolée que l’on peut gravir à pied) où, à peine tu avais mis un pied sur son parking, les chameliers se jetaient sur toi et se battaient littéralement entre eux pour te vendre leur tour. Alors que de toute façon tu n’avais nulle intention de faire une balade en dromadaires … Les mecs se hurlaient dessus, s’empoignaient et toi, apeuré, tu n’avais plus qu’une idée en tête : fuir au plus vite !! L’ambiance était flippante !  Aujourd’hui les choses sont plus calmes là-bas, car ils ont organisé des tours pour aborder les touristes. Par contre, l’agressivité qui existait entre eux s’est déplacée vers les visiteurs : le mec ne te lâche pas d’une semelle jusqu’en haut de la dune, et si tu déclines la balade en dromadaires, « ton » chamelier te le reproche vertement car tu lui as fait perdre son occasion de travailler. On en a même vu qui se jetaient sur le capot des voitures pour empêcher les touristes de repartir …

 

 

La troisième est carrément dangereuse.

 

On a eu affaire à elle il y a peu de temps, hélas.

Nous voici aux Gorges du Daddès : ça faisait pas mal de fois que nous passions devant les fameuses  « pattes de singes », ces formations rocheuses si particulières, et nous souhaitions les visiter de plus près. Ce jour-là, nous stationnons sur le parking attitré mais savons que sans accompagnateur nous ne pourrons pas nous diriger correctement. C’est pourquoi, pour une fois, nous sollicitons de notre plein gré un des « guides » présents sur le site pour nous montrer le chemin. Nous sommes rejoints par deux autres couples de Français qui voudraient bien faire une balade aussi. Le premier dans la soixantaine est en forme, le second, un peu plus âgé, précise que les deux ne marchent pas très bien. Bon. Nous convenons avec le guide d’une promenade tranquille d’une heure, nous conduisant juste derrière les premiers rochers, pour 150 dhs.

 

 

 

Et nous voilà partis ! Nous longeons l’oued, le traversons et arrivons derrière la première rangée de rochers. C’est superbe.

 

 

 

 

Comme c’est facile nous continuons tous ensemble à progresser dans les petits canyons. Arrive la première difficulté. Nous la passons tous sans problème. Puis, en arrive une seconde. Ne sachant pas si le retour à notre point de départ se fait par une anfractuosité prochaine, nous faisons tous l’effort d’escalader l’obstacle. Mais, nous nous rendons compte qu’il serait difficile de le redescendre. Nous demandons alors à notre accompagnateur local si nous continuons ou si nous rebroussons chemin. Il est formel : « c’est tout droit » et presque fini.

 

 

 

Nous traversons des formations rocheuses magnifiques et oublions tous le temps qui passe. Pourtant, nous sommes en hiver et la lumière n’est plus aussi franche. Se présente un troisième obstacle, encore plus difficile que le précédent. Notre couple de septuagénaires commence vraiment à peiner. Je le fais clairement remarquer au guide qui se contente de me redire que nous sommes presque arrivés. En douce, je vérifie sur mon GPS et remarque clairement que nous sommes au milieu de nulle part…

 

 

 

Pour ne pas affoler le reste de la troupe, je garde l’info pour moi, mais comprends qu’on s’est lancé dans une galère avec un gars qui, certes connaît le chemin car il est du coin, mais n’a absolument pas conscience que nous sommes avec des personnes âgées et mal portantes. Mal chaussées également et parties sans eau (car c’était une petite promenade d’une heure). Bon. Nous continuons. Carlito est aux anges, sautant comme un cabri. Mais les autres sont à la peine, bien qu’ils fassent leur maximum (et dans la bonne humeur).

 

 

Une heure supplémentaire s’écoule. La dame est terriblement essoufflée et nous sommes toujours dans le canyon avec des rochers escarpés à gravir. Je fulmine. Nous parvenons au pied d’une roche lisse d’environ 3 mètres de haut. Pour la gravir, il faut être souple et sportif. Ce qui passe à l’aise pour mon 16 ans devient presque insurmontable pour les septuagénaires. Il faut que la moitié des hommes soulèvent et poussent la dame par le derrière tandis que les autres la hissent depuis le haut du caillou. On s’y reprend à plusieurs reprises. Tout comme pour le mari.

 

 

Pendant ce temps, le guide ne cesse de nous dire que le chemin de retour est juste après. Hélas, c’est faux. En le constatant, la dame fait un petit malaise. Et la lumière continue à décliner. C’est la fin de la journée et dans une heure et demie  il fera nuit. Que faire ? Notre accompagnateur est toujours dans le déni et paraît même agacé par notre lenteur. N’ayant pas d’autre choix, nous continuons à avancer, assoiffés et fatigués. Heureusement, notre progression devient plus aisée. Mais le chemin est encore long. L’heure du crépuscule se rapproche quand nous arrivons finalement au col qui nous ramènera au parking.

 

 

La vue est splendide, mais je suis folle de rage. Quand nous arrivons au parking, il fait presque nuit. Et froid car il y a de la neige non loin. Je frémis d’horreur à l’idée que cette dame, ou n’importe lequel d’entre nous, ait pu avoir un accident dans le canyon. C’était vraiment à deux doigts. Néanmoins, je tends de mauvaise grâce les 150 dhs à notre « guide ». Et là, devinez quoi ?! Plutôt que de s’excuser de ne pas avoir mesuré le danger qu’il nous avait fait courir, le gars me demande le double du montant convenu initialement, arguant du fait que la balade n’avait pas seulement duré une heure mais trois et qu’il nous avait aidés à franchir les obstacles en nous tendant la main !!!! J’étais tellement outrée que je me suis mise dans une colère noire, refusant bien sûr de donner plus.

 

Morale de l’histoire : ce genre de faux guides est à éviter car, s’ils connaissent bien leur endroit, ils n’ont aucune formation ni en tant qu’accompagnateur, ni en tant que secouriste et n’ont pas le moindre bon sens. Seule compte la somme d’argent à encaisser à la fin. Donc, c’est vraiment un red flag.

 

Ce qui me permet de rebondir sur une ultime catégorie de « faussaires » : ceux qui tuent par négligence. Il y a par exemple à Merzouga  des agences qui louent des quads ou des buggys pour aller dans les dunes. On ne sait pas très bien s’ils sont assurés et ça vaudrait le coup de leur poser la question avant de s’embarquer avec eux sur un de leurs engins. Mais, pire, il y a aussi des particuliers qui cassent les prix en louant leurs propres véhicules aux touristes voulant faire des économies. Or, au mois de janvier, nous avons eu connaissance d’un Français qui s’est tué dans les dunes car son quad s’est retourné sur lui alors qu’il était parti avec un des ces particuliers non formés et non assurés … Payer de sa vie une balade en quad, c’est un prix un peu trop élevé… Et ce n’est hélas pas le seul, puisque j’ai eu vent d’au moins deux autres histoires similaires  ces dernières années.

 

Les arnaques commerciales

 

Abordons à présent un gros chapitre : les arnaques commerciales !

 

Tous ceux qui ont parcouru les souks de Marrakech se sont un jour fait arnaquer. C’est tellement culturel et coutumier que la ville a été rebaptisée « Arnakech ». Vous voilà prévenus. Hélas, les arnaques dépassent la ville et concernent potentiellement tout le pays, à des degrés plus ou moins importants.

 

 

Resituons le contexte : vous voilà entrain de déambuler dans un souk quelconque ou à proximité de boutiques. Les vendeurs, vous donnent de « la gazelle », du « gazou » ou du « chef » en veux-tu, en voilà, des « soyez les bienvenus » . Certains vous  proposent même un thé à la menthe. Tous vous donnent l’impression de faire partie de leur cercle d’amis alors qu’ils ne vous ont jamais vu, brouillant les repères pour mieux vous piéger. Forcément, en bons Français habitués aux relations humaines peu chaleureuses, vous êtes séduits par cette amabilité qui réchauffe le coeur. Mais c’est une erreur ! Le vendeur se moque pas mal  de se faire un nouvel ami, il veut juste que vous lui achetiez le plus de choses possible et il joue sur votre corde sensible et votre culpabilité. Et ça marche à tous les coups !

 

Avec le recul, je refuse de boire du thé à la menthe dans une boutique . Non pas qu’on m’ait un jour empoisonnée hein, mais parce qu’à chaque fois que je l’ai dégusté dans ce cadre-là, il a fini par me rendre amère sans que je ne sache vraiment pourquoi cette boisson me mettait plus mal à l’aise que de bonne humeur. Et puis, j’ai fini par comprendre. Dans un magasin, suivant une norme de réciprocité, le cadeau oblige. Tu n’as rien demandé, on te fourre un verre dans la main sans que tu connaisses les codes culturels du pays, et le thé se transforme alors en arme douce. Si tu étais Marocain tu pourrais juste faire le tour de la boutique en buvant un coup et sortir sans rien acheter, mais comme tu es Européen ou Américain, tu vas te sentir obligé.  Juste par de l’eau chaude sucrée et mentholée. On ne t’a pas mis un flingue sur la tête, mais tu vas te sentir mal de repartir sans rien avoir acheté. Et les marchands le savent très bien. Certains jouent sur cette ambiguïté culturelle de l’hospitalité : ce qui ne devrait être qu’un geste gratuit sans attente en retour se mue en pression psychologique implicite sur le client. Et c’est vraiment agaçant.

 

Autre phénomène désagréable, ce sont les arnaques sur les produits. Dîtes-vous bien que si un produit normalement cher car rare, comme l’huile d’argan ou le safran, est vendu à des prix trop bas pour être honnêtes, c’est précisément qu’ils sont frelatés et que vous achetez de l’huile de tournesol ou du paprika déguisés. C’est clair comme de l’eau de roche. Pareil pour les épices qui sont exposées un peu partout à l’air libre : au mieux elles ont perdu leur saveur, au pire, elles ne sont pas pures. Le mieux est encore de les faire moudre devant soi car c’est souvent possible.

 

 

Et que dire des arnaques sur les prix ? C’est sûrement de bonne guerre, mais ça saoule un peu. Je sais que les commerçants de Marrakech s’enorgueillissent de faire savoir que leurs prix sont négociables, mais je préfère de loin la médina de Rabat où les commerçants sont plus raisonnables, affichant d’entrée des tarifs cohérents. A Marrakech, tout est too much. Le bruit, le monde, la pollution et … le comportement abusif des vendeurs. En octobre, je cherchais pour ma voisine, une petite cruche en terre cuite. Le genre d’objet qui ne vaut pas plus de 30dhs, je le sais. Enfin, je dégote le modèle convoité ! Me voyant intéressée, le vendeur, sans sourciller, me fait d’entrée un « prix d’ami » : 400 dhs, mais avec un verre en cadeau ! Sans rire … Devant mon refus, il se met à insister lourdement. Je finis par lui balancer à la tête que je connais le vrai prix, haussant moi aussi la voix. Le gars est furieux car les autres clients risquent de m’entendre. Plutôt qu’un esclandre, coup de théâtre, il me pousse vers la sortie en m’offrant le cruche. Ce que je n’avais pas demandé du tout … J’allais me faire voler, je ressors avec un cadeau. Il doit bien exister un juste milieu entre les deux ?

 

Le problème des intimidations

 

Cet article étant déjà trop long, c’est le dernier point que je voudrais aborder en vous racontant l’anecdote suivante.

 

Il y a quelques semaines, des amis américains en visite au Maroc cherchaient un guide officiel pour leur faire visiter la ville de Fès. Je leur en avais trouvé un, un peu cher, mais sur le quai de la gare un gars se réclamant du ministère du tourisme et a priori « bien sous tous rapports » les avait finalement mis en contact avec un guide certifié de sa connaissance. Le prix semblait cohérent : 400 dhs pour 4H30. Comme ils m’avaient demandé mon avis, j’avais approuvé le choix.

 

Malheureusement, tout ne s’est pas passé comme prévu…

 

Le soir venu, je leur envoie un nouveau message pour savoir si tout s’était bien passé.

 

Réponse traduite des intéressés : « Je pense qu’Omar, du ministère du Tourisme, est un homme honnête et qu’il avait contacté un guide correct, mais la personne qui est venue était un remplaçant de dernière minute. Il ne cherchait qu’à nous vendre des tapis. Il était compétent et nous avons bien vu de nombreux sites, ainsi que la tannerie, et ce rapidement. Mais nous avons aussi dû supporter une heure et demie avec un vendeur de tapis pratiquant une vente très agressive, puis encore un quart d’heure avec un autre vendeur tout aussi insistant. Pendant tout ce temps, notre guide nous poussait fortement à acheter. Épuisant ! Au final, le coût (de la visite) s’est élevé à 940 dirhams, en partie de notre faute. On s’est fait avoir. Mais pour Cyndee, je me sens vraiment mal : elle a dû supporter une très forte pression de vente ».

(« I believe Omar from the Tourist Ministry is an honest man and arranged a correct guide, but the one who came was a last minute substitute.  He only wanted to sell us carpets. He was knowledgeable and we did see many sights and the tannery quickly. But we also had to endure 1 1/2 hours with a hard selling carpet dealer, then another 1/4 hour with another hard pushing dealer. All the time our guide was pushing hard for us to buy. Exhausting ! At the end the cost was 940 dirhams, partly our fault. We got screwed. But for Cyndee I feel very bad, she put up with a big amount of high pressure selling.»)

 

Par la suite, j’ai su le fin mot de l’histoire : le guide les a conduits dans une boutique où on leur a servi un thé à la menthe (le fameux) dans une pièce à l’arrière du magasin. Le vendeur s’est mis à leur dérouler des tapis qu’ils n’avaient aucune intention d’acheter, ce qu’ils ont immédiatement fait savoir. Mais le type n’en a pas démordu. L’amoncellement de tapis a fini par bloquer la porte permettant de revenir dans le local principal, empêchant toute fuite des touristes captifs. Un chantage s’est alors mis en place, exigeant des achats pour qu’ils soient libérés !!!  Mes amis ont passé un moment horrible et étaient au bord des larmes. Pour autant, ils ont eu le cran de tenir bon. Et bien sûr le guide était de mèche.

 

Les pauvres étaient tellement déçus et stressés de leur expérience que j’ai dû faire un brin d’humour pour les réconforter et leur assurer que (hélas) ça n’arrivait pas qu’à eux. Toujours sur le ton de la plaisanterie j’ai conclu la conversation en leur disant qu’une expérience touristique au Maroc (ils y ont passé 6 semaines) n’était pas tout à fait complète tant qu’on ne s’était pas fait arnaquer une fois. Sur le coup, je me suis trouvée drôle mais en y réfléchissant bien, je ne vois pas pourquoi on continue à cautionner ou excuser ce genre de gars qui ruinent littéralement la réputation touristique d’un pays qui mérite beaucoup mieux que ça.

 

A part des tapis, j’ai aussi des bijoux

 

 

Et c’est là que je voudrais en venir. Certes, dans toutes les zones touristiques du monde il y a des gens mal intentionnés et des entourloupes, c’est une réalité. Mais au Maroc, puisqu’on parle de ce pays, il y a des façons de faire qui ne devraient plus exister dans un pays qui veut accueillir le monde entier en 2030 pour le Mondial de football. Cela  ne doit pas dissuader de visiter ce superbe et chaleureux pays, mais les abus gâchent parfois un peu l’expérience.

 

Et je n’ai pas évoqué le problème des taxis qui refusent de rouler au compteur 🫣…

 

Qu’en pensez-vous ?

 

 

2 réflexions sur “ Tout ce que je déteste quand je voyage au Maroc … ”

  • 12 avril 2026 à 10 h 48 min
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    Merci Valérie.
    Nous allons nous rendre au Maroc (mais ce n’est pas la première fois) et ta mise en garde nous sert de piqure de rappel pour afficher une fermeté nécessaire afin éviter d’ouvrir la porte aux manigances de certains Marocains.
    Bien à toi.

    Réponse
    • 13 avril 2026 à 8 h 39 min
      Permalink

      Avec plaisir, je vous embrasse

      Réponse

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