La carretera into the wild

Coyhaique, Parc de Queulat, Puyuhuapi, Chaiten

 

Nous avons finalement passé deux jours à Coyhaique, la grande ville de 50 000 habitants posée au milieu de la nature, comme une île au milieu d’un océan de verdure…

 

D’abord parce que c’est une ville sympa. Elle pas jolie, elle est pas moche non plus. Mais on s’y est senti bien. Petit marché artisanal de Noel sans l’ombre d’un produit chinois à vendre, bien loin de nos marchés de Noel français qui ne vendent que des cochonneries. D’ailleurs, à Coyhaique, rien n’indique vraiment que Noel est dans quelques jours : pas de décorations particulières à part un sapin sur la place principale, pas l’ombre d’un père Noel, les rayons du supermarché local ne croulent ni sous les jouets, ni sous les chocolats. A croire qu’ici Noel n’est pas avant tout une fête commerciale ! C’est fou, non ?!!

 

Une rue de Coyhaique

Une rue de Coyhaique

son arbre de Noel

son arbre de Noel

 

 

Ensuite, parce que nous avons dû faire face à un léger imprévu… Oh ! Trois fois rien ( !) Juste un début d’incendie dans le coffre provoqué par un court-circuit au niveau du chauffage. Pfff … Moi qui redoutais de finir ma vie comme un crustacé dans une marmite, aurais pu l’achever comme une merguez sur un barbecue. Gros coup de chance, l’incident-incendie s’est produit en plein après-midi, à l’arrêt, et nous avons pu réagir le plus promptement possible. Peu de dégâts donc, mais il a fallu faire réparer et revérifier entièrement les fils électriques, avant de repartir ! Direction le nord de la carretera australe !

 

Cerro Macay

Cerro Macay

 

 

Welcome to the jungle !

 

Nous ne comprenons rien au climat sur ce continent ! Quand nous sommes arrivés fin juillet à Salta (tout au nord de l’Argentine), nous étions officiellement en plein hiver. Ce qui se ressentait immédiatement, vu que le thermomètre affichait une petite trentaine de degrés hihi …! Les argentins se baladaient en doudounes et nous en shorts. On ne trouvait que des fruits et légumes d’hiver. Bon … Aujourd’hui nous sommes au sud, l’été est officiellement le 22 décembre et … il neigeait encore sur les hauteurs de Coyhaique le 17 décembre ! Néanmoins, les magasins vendaient tous des débardeurs et des robes légères. Nous étions en doudounes et les chiliens en shorts. On ne trouve que des fruits et légumes d’été. Bon …

 

Pour la végétation, c’est un peu la même chose. Depuis 6 mois, nous avons alternativement croisé des végétations estivales, printanières ou hivernales, sans véritable logique pour nous. Un peu étrange tout de même de croiser ces derniers jours des buissons de rosiers couverts de fleurs délicieusement odorantes alors que la neige est toute proche. Un peu curieux aussi de voir des plantes andines à proximité de forêts subtropicales … !

 

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Ben … parce que oui … Nous sommes passés quasiment sans transition de la neige aux lupins, puis des lupins aux forêts subtropicales touffues et exubérantes. C’est dans le parc national de Queulat que le contraste était le plus saisissant, 4000 mm de pluie par an revendiqués faisant la différence !!

 

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Et que trouve-t-on au fond de la jungle ?! Pour le savoir, suivez les guides en imaginant comme fond sonore l’eau qui ruisselle et les chants d’oiseaux exotiques (comme dans votre CD Nature et Découverte…). On sent une bonne odeur de sous bois gorgé d’humidité … Allez ! C’est parti !

 

 

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Et tout au bout se cache …

 

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Un glacier suspendu ! Sympa, non ?!

 

Plus loin, nous arrivons à Puyuhuapi, petit village qui se trouve sur un fjord du Pacifique. Là aussi, difficile de le distinguer d’un lac d’eau douce !

 

Puyuhuapi sur le Pacifique

Puyuhuapi sur le Pacifique

lac d'eau douce

lac d’eau douce

 

 

Le volcan maudit de Chaiten

 

 

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Quand nous avons achevé nos visites dans le parc national de Queulat, la météo était pessimiste : une semaine de pluie annoncée, dont des « pluies torrentielles » pour le lundi à venir (nous étions samedi soir). Nous avons donc décidé de presser le pas pour voir le reste de la carretera sous le beau temps le dimanche. Bonne idée car cela nous a non seulement permis d’échapper à une pluie costaude sur la route (parce que lorsqu’il ne pleut pas pendant plusieurs jours, on dirait que les nuages se rattrapent les jours suivants hihi) et de pouvoir trouver des places à Chaiten pour embarquer vers l’île de Chiloé le mardi (endroit le plus pluvieux du Chili, on est prévenu !).

 

 

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Chaiten, petite ville maudite, engloutie sous un déluge de cendres en mai 2008, quand le volcan qui la domine s’est réveillé par surprise, la rayant presque de la carte. Quand nous y arrivons, les séquelles sont encore visibles puisqu’il reste de nombreuses maisons détruites. Au fond, le volcan fume tranquillement, alors qu’on devine sur ses parois les restes d’une forêts brulée. Ambiance !

 

 

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Volcan en activité !

Volcan en activité !

 

 

Conclusion : « ça vaut le coup de parcourir la carretera australe ? »

 

 

Nous aurons donc passé une quinzaine de jours sur la carretera australe, parcourant les 871 kms entre Tortel et Chaiten, sans compter les 300 kms de routes transversales ou d’aller-retour.

 

Au moment où nous achevons notre parcours, je lis dans le Lonely Planet qu’il s’agit « d’une route achevée en 1996 et qui est l’une des plus extrêmes du monde ». Nuançons quelque peu le propos. On pourrait dire plus justement que la partie nord de la carretera devrait être entièrement goudronnée d’ici peu, ce qui lui enlèvera toute son éventuelle difficulté. Quant à sa partie sud, elle reste et restera beaucoup plus sauvage pour longtemps encore. Nous n’avons en tout cas rien noté d’extrême. Peut-être car nous y sommes allés au printemps, par relatif beau temps.

 

Elle restera en tout cas un de nos plus beaux souvenirs de voyage !

2 pensées sur “La carretera into the wild

  • 27 décembre 2015 à 15 h 18 min
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    Bonjour,
    quelles belles photos de nature sauvage,
    Bonne continuation et bonne année,
    Charles a t il rencontré le pere noel dans ces contrées enneigées?
    amicalement
    Christian Blot

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