Côte Ouest … le long du grand Pacifique … lalalala …

Death Valley, Santa Barbara, Purisima Mission, Moro Bay, San Simeon, Big Sur, Carmel, Monterey

 

Nous étions de retour à Las Vegas ! Deux solutions s’offraient alors à nous : y passer 15 jours et claquer notre pognon dans les casinos ou reprendre la route. J’aurais bien joué la maison de Guatapé au poker, mais le concept de « bon père de famille » s’est vite rappelé à mon esprit, via mon délicieux époux. Aussi avons-nous filé de là.

Filer, certes, mais pour aller où ? Jérôme était formel : nous avions déjà trop roulé et il voulait se reposer. Quant à moi, j’avais déjà visité trop de forêts de perches à selfies pour en traverser une de plus ! Dans le doute, nous laissons donc tomber l’idée de visiter Yosemite et Sequoia parcs. Besoin de quelque chose de plus cool, de plus sympa, de plus amusant ! Direction la Californie ses plages, son vin, ses otaries … Mais avant …

 

Traverser le désert …

Nous n’avions qu’une vague idée de ce que pouvait être la Death Valley. D’elle, nous connaissions surtout sa réputation de chaleur excessive, voire mortelle pour qui se retrouverait piégé dans ses déserts.

 

Pour nous, le mot « désert » est toujours un appel. Nous y avons donc répondu (enfin … du mieux qu’on a pu !). 

 

 

Nous arrivons au salar de Badwater au coucher du soleil, après avoir parcouru des dizaines de kils  sans croiser âme qui vive. Le sel blanc se pare des couleurs chatoyantes du sunset. Cet endroit est le point le plus bas des USA puisqu’il se situe 86 mètres en dessous du niveau de la mer.

 

 

Le parc étant immense, nous y passons la nuit. La température ambiante le permettant largement, le lendemain matin nous nous hasardons à parcourir à pied un canyon offrant de jolies vues.

 

 

Avant de gagner en CC le point de vue le plus connu de la Death Valley, Zabriskie Point.

 

 

Nous achevons la journée dans les dunes de sable.

 

 

Une fois n’est pas coutume, je suis emballée par la Death Valley !  Pour une fois, je n’ai pas eu à me baisser de la journée pour éviter de prendre une perche à selfie dans la figure ! J’ai trouvé dans ce parc ce que je n’avais pas trouvé ailleurs, à savoir un soupçon d’imprévu, un frisson d’aventure possible, un peu plus de liberté … Car, finalement, ce qui m’a foncièrement déplu dans les autres parcs nationaux c’est que le rythme tranquille de l’exploration et la possibilité d’une aventure (si petite soit elle) ont été remplacés par l’accessibilité, la vitesse et la prévisibilité du goudron et des chemins balisés. Cette impression a moins prévalu à Death Valley.

 

Pour arriver sur les bords du Pacifique à Santa Barbara

 

Nous aurions dû en rester là. Je vous rappelle, en effet, que Jérôme ne voulait plus conduire. Et à juste titre car, à ce moment, là on avait bien 3000 bornes sous les pneus. En même temps nous n’étions qu’à « quelques » centaines de kms de la côte Pacifique. Donc, comme toujours, on a foncé, incapables que nous sommes de nous poser à ne rien faire.

 

Premier arrêt Santa Barbaraqui me dira pourquoilalalaSanta Barbara, comme le feuilleton éponyme des années 80/90/2000/… Santa Barbara, la ville qui était a priori la moins susceptible de nous intéresser. Santa Barbara que nous avons finalement trouvé très à notre goût !

Une plage …

 

 

Un pier

 

 

Et … une ville ! Depuis un mois que nous tournons dans l’Ouest américain, Santa Barbara est la première ville que nous croisons qui ressemble à une ville européenne. Je veux dire par-là, une ville organisée autour d’un « vrai » centre-ville, avec des jolies boutiques et des restaurants alléchants proposant autre chose que des burgers. Nous n’en croyons pas nos yeux ! Toutes les autres cités croisées jusque-là étaient essentiellement construites autour de rues se croisant en angles droits et de quartiers s’organisant autour de centres commerciaux trustés par des chaînes internationales de restauration (ou autour d’une église, chez les Mormons. Ailleurs, le Mac Do et le KFC font office de temples officiels hihi).

 

 

Rien de tel à Santa Barbara où les rues ombragées sont imprégnées d’une douceur de vivre qui contraste avec le caractère purement utilitaire des autres agglomérations.

 

 

Petit souci : sur la côte les « RV » ne sont pas les bienvenus et chaque parking te menace de 1000 dollars d’amende si tu oses y passer la nuit dans ton véhicule. On se croirait en France sur la côte d’Azur !

 

A propos de côte d’Azur …

 

Finalement la côte californienne nous rappelle beaucoup la Provence et le sud-est de la France. Paysages arides, garrigue, chênes verts et chênes lièges, côtes déchiquetées… Carlito s’y sent comme chez lui !

 

Et cela d’autant plus que nous sommes revenus en terres catholiques ! Et comme vous le savez, depuis toujours les cathos sont en mission d’évangélisation du reste du monde. D’où les traces de nombreuses missions dans les parages. En particulier, la gigantesque Purissima Mission qui vaut le détour.

 

 

Nous nous agenouillons devant le Christ avant de filer passer la nuit à Moro Bay. Le coucher de soleil est magnifique et c’est tous les soirs.

 

 

C’est pas tout à fait le coucher du soleil, mais ça va pas tarder

 

Le lendemain, petite balade à Fos sur Mer. Euh, je veux dire Moro Bay village. Le rocher et la centrale électrique (idéalement située d’un point de vue touristique), ne sont pas les seules curiosités. De petits animaux amusent aussi beaucoup la galerie : ce sont les loutres de mer.

 

 

Loutres de mer / ragondins … quand je vous dis que tout rappelle la Provence !

 

 

De la Provence au Pacifique, il n’y a qu’un pas à faire …

 

Tout nous rappelle la Provence, exceptés les zèbres et les éléphants de mer qui s’ébrouent un peu plus loin !

 

Punaise, le changement climatique a transformé la Californie en savane

 

Ah cette bonne odeur caractéristique du phoque/otarie/lion ou éléphant de mer ! On l’adore depuis que nous avions failli en adopter un en Argentine !

 

 

Ils puent, mais ils sont vraiment mignons !

 

 

J’en profite pour dire toute mon admiration aux USA quant à leur faune sauvage. J’ai rarement vu une telle diversité d’animaux sauvages que dans ce pays, à part peut-être en Argentine, et encore … De ce point de vue, nous sommes totalement épatés !

 

A faire des kilomètres, nous décidons de remonter la côte vers le nord pour traverser Big Sur et ses falaises surplombant le Pacifique. On n’en est plus à 2000 bornes près.

 

 

Bienvenue chez les très très très riches !

 

Nous arrivons à Carmel en fin de soirée. Carmel, c’est une jolie petite ville où les maisons sont dissimulées sous les arbres. C’était aussi la ville dont Clint Eastwood a été maire. Une ville où les maisons minables et entièrement à rénover se négocient à plus de 3 millions de dollars et les plus modernes à 10.

 

 

Bien sûr les plouquitos en camping-car n’y sont pas les bienvenus. Encore une fois, sur la côte californienne, direction le camping. Et c’est là que je me mets à douter du bon sens des américains. Tout le monde a entendu parler des incendies qui dévastent en permanence la Californie. On peut donc penser que des mesures draconiennes sont prises pour les éviter. Surtout en période d’immense sécheresse et de vent, comme c’est le cas actuellement. Mais … pas tant que ça !!! Chaque emplacement de camping est doté d’une table et d’un barbecue individuel. Non seulement il est possible de s’en servir , mais le campeur y est encouragé car on lui vend le bois nécessaire et les allumettes à l’entrée ! Et, de fait, tout le monde l’utilise ! Et devinez quoi …tous les arbres alentours sont rôtis … Mouai … et c’est même pas de notre faute !

(NDLR : quand je publie cet article, nous sommes la veille des incendies dévastateurs …Il était presque prémonitoire car je ne vois pas comment des catastrophes de cette envergure peuvent être évitées en prenant si peu de précautions et en laissant beaucoup de forêts à l »l’état sauvage » …)

 

Exemple de ce qui aurait pu être le dernier incendie en date sur la côte californienne

 

Enfin … nous profitons encore un peu de Monterey et de Carmel avant que les deux villes ne soient rayées de la carte par un incendie (ou un tsunami … Le second pouvant accessoirement constituer une solution au premier ..) !

 

A suivre … Un de ces jours, la Route 66 et nous.

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