Rêver encore un peu si cela est possible …

Taganga, environs du parc Tayrona, Minca

 

 

Après 6 nuits de rêve à Minca, nous nous décidons à repartir affronter la côte caraïbe, sa chaleur, ses touristes, ses moustiques …

 

Disons-le clairement, si on ne crève pas des moustiques, on crèvera des insecticides qu’on se pulvérise dessus toute la journée. C’est la joie des climats chauds et humides. OK ! Les locaux sont rassurants, nous disant toujours que les virus c’est pas là, c’est là bas, que ne sont dangereux que les moustiques à pattes blanches, et puis ceux qui ont de petits yeux bleus très cruels ou alors leurs cousins à crête jaune et à santiags en croco. Le problème, c’est que même avec de bonnes lunettes, on a dû mal à faire le départ entre ceux autorisés à nous sucer le sang et les autres …

 

Bref, nous nous sommes jetés à l’eau pour aller rendre une petite visite aux Janco qui séjournent depuis un mois au camping Los Angeles non loin du parc Tayrona.

 

La maison est donc heureuse de pouvoir vous offrir quelques photos de plages au sable blanc et de cocotiers …

 

 

073

 

 

Les caraïbes en mieux !

 

Nous restions très sceptiques quant à une côte dévastée par les détritus. Se pourrait-il qu’elle ait autre chose à nous offrir ?

 

Nous arrivons à Taganga, petit village de pêcheur situé à quelques kils de Santa Marta, et là, surprise, c’est joli ! La baie est belle, vue de haut, l’océan est calme. C’est un spot de plongée renommé.

 

 

 

 

Nous pensons y passer une nuit, mais les campings indiqués sur Ioverlander n’existent pas ou ne sont pas ouverts aux véhicules. Hummm … Le séjour s’annonce compromis. Nous partons quand même faire le tour du port à pied. Sur la jolie plage les touristes se battent la rare ombre qui existe. Et pour cause … Non seulement il fait chaud, mais le soleil est méchant. Mes jambes se mettent immédiatement à rougir. Impossible de rester là, on va se faire brûler. Dommage, ça avait l’air sympa.

 

 

Sur la plage abandonnée ... touristos et crustacés

Sur la plage abandonnée … touristos et crustacés

007

 

 

Nous poursuivons donc jusqu’au camping Los Angeles. Surprise : ici on peut rencontrer Dieu (il y a des panneaux partout faisant du prosélytisme Pentecôtiste), des cocotiers et beaucoup de français ou francophones ! Et quand je dis beaucoup, c’est vraiment beaucoup ! A croire que tous les vacanciers venus visiter la Colombie sont ici. Nous faisons même la rencontre très sympa de Chloé, Xavier et leurs 2 filles, marseillais en voyage au long cours. Chouette ! Comme ils arrivent juste de France et que nous sommes sur le retour, l’échange est fructueux pour une (re)mise dans le bain réciproque ! Bon, à vrai dire, comme il est plus joyeux de parler des richesses à découvrir sur ce continent que des emmerdes qui nous attendent en France, on s’attarde davantage sur le voyage hihi.

 

 

031

 

 

Toujours est-il que l’endroit est digne d’une carte postale, même si les véhicules ne sont pas forcément les bienvenus ici. L’endroit attribué pour se garer est assez petit et pas très plat. Et il fait chaud, mais chaud … et humide … mais humide …

 

 

025

 

 

A défaut de rencontrer Dieu, Carlito retrouve son pote James.

 

Un petit tour à la plage ? Depuis notre baignade à Carthagène au milieu des ordures, nous étions assez moyennement chauds pour retenter l’expérience. Mais ici, miracle (c’est de bonne guerre) les déchets ont disparu. On va pouvoir aller se baigner ! Non ?! Comment ça, non ? En s’approchant de la plage, nous comprenons pourquoi tout le monde nous le déconseille : la houle est forte et de forts courants noient les plus audacieux (Nigel nous dira que la semaine précédente, une famille a été sauvée de la noyade in extremis). Misère … Les vagues ou les ordures, il va falloir choisir.

 

 

092

 

 

Les vagues pourraient, néanmoins, être une aubaine. Souhaitant tous nous débarrasser des enfants (le premier voyageur au long cours en fin de parcours me disant le contraire est un faux-c … !!), nous les jetons à l’eau pour voir si l’océan ne pourrait pas les noyer plus loin… Mais, à la stupéfaction générale, ils flottent ! Rhoooo …. Il va encore falloir les supporter plus d’une semaine avant que quelqu’un n’accepte de s’en occuper un peu à notre place ! (humour, les politiquement corrects ^^). – Je reprends -. En prenant 1000 précautions afin qu’ils ne soient pas emportés par les vagues, nous trempons les enfants tout au bord pour les rafraîchir. Mais c’est sportif, les courants arrivant dans les jambes comme des boules de bowling sur des quilles. On ne passera pas la journée à faire trempette.

 

 

De toute façon, j'ai bu de la potion magique et je suis très costaud !

De toute façon, j’ai bu de la potion magique et je suis très costaud !

 

 

Il reste la solution du marais adjacent au camping, mais c’est un repère de caïmans… Certes, on ne les voit pas, mais il paraît qu’ils aiment bien faire des repas de pattes de chiens ou de bras d’enfants quand ils en ont l’occasion. Décidément, on a va avoir des difficultés à se baigner !

 

 

045

046

caïman factice !

caïman factice !

être de la nature scrutant l'horizon

être de la nature scrutant l’horizon

L'auberge de la Jamaïque

L’auberge de la Jamaïque

 

 

Tant qu’au parc Tayrona… Nous interrogeons dans la langue de Molière les personnes y étant allées et les avis sont partagés. Tous s’accordent pour dire que c’est un bel endroit, mais tous sont aussi d’accord pour dire qu’il y fait une chaleur de plomb et un soleil mortel, que les plages sont bondées de centaines de vacanciers venus se faire bronzer les fesses et que c’est très cher. Nous, ce qui nous inquiète, c’est le soleil. Pas envie de finir aux grands brûlés pour aller voir des plages. Nous n’irons donc pas.

 

 

La paillote du préfet

La paillote du préfet

 

 

Aaaah !!! Que les couchers de soleil sont beaux dans ce pays !!!

 

 

 

 

Retour au pays des toucans …

 

 

Comme nous sommes devenus super exigeants et pénibles, nous quittons Los Angeles après deux nuits à suffoquer dans le fourgon. Jérome veut retourner à Minca ! C’est vrai qu’il n’est pas très beau ce village, mais bien sympa, avec ses restos donnant sur la rivière.

 

059

 

et baigneurs du samedi

et baigneurs du samedi

se baignant dans les ordures laissées par les précédents

se baignant dans les ordures laissées par les précédents

 

 

 

On nous avait parlé des toucans noirs aux becs jaunes, mais pendant notre premier séjour aucun ne s’était montré à nous. C’est en nous promenant un peu plus haut que l’hôtel colonial que nous restons stupéfaits d’en voir voler au-dessus de nos têtes. Waouh !!! Bien sûr – et comme il se doit – nous n’avons pas sur nous l’appareil photos nous permettant d’immortaliser la scène. J’emprunte donc des photos sur internet pour vous montrer de quoi il s’agit !

 

 

 

 

Le vendredi 15 juillet, nous nous réveillons avec les mêmes mauvaises nouvelles que vous. Tandis que Delphine m’informe sur ma boite mail des attentats, Jérôme revient dans le fourgon avec 84 morts et 202 blessés sur les bras. Nous sommes atterrés et choqués. Nous sommes venus en Colombie pensant trouver un pays en guerre, mais nous y avons trouvé un pays entrain de faire la paix avec lui-même. Nous avons quitté la France, pays que nous pensions en paix, et nous allons retrouver un pays en guerre.

 

Quant à nous, notre compte à rebours personnel a commencé. Nous allons dire au revoir à un continent et, surtout, un pays où nous nous sommes sentis comme des poissons dans l’eau. Il y a quelques semaines, Leslie nous avait demandé si désormais nous n’étions pas impatients de retrouver la France. La réponse avait été spontanée : « non !!!! ». Nous serons contents de retrouver famille, amis et certains collègues, mais nous aurions pu nous accommoder de les voir en Amérique du sud. Franchement, hormis une nourriture de meilleure qualité, rien de la France ne nous a manqué, rien, rien, rien ! Même Carlito qui, en avril, mai, disait souvent « je me languis de rentrer », a opéré une volte-face spectaculaire et catégorique : « je suis tombé amoureux de la Colombie ! Je veux rester ici ! » !! Il faut dire que la pays a tout pour plaire, même, et surtout les dizaines de sortes de jus de fruits frais pressés devant vos yeux, dont nous avons fait une cure pluri-quotidienne ! A moins d’un euro le grand verre … ce serait dommage de s’en priver !

 

 

heureux

heureux

Y a tellement de mangues dans ce pays, que ce sont les chevaux qui mangent l'excédent !

Y a tellement de mangues dans ce pays, que ce sont les chevaux qui mangent l’excédent !

 

 

Est-ce le fruit du hasard ou un reflet de notre état d’esprit ? Depuis une petite quinzaine de jours les batteries de nos tablettes et ordi sont tombées en panne – comme pour nous couper du reste du monde, tandis que celles du Charles de Gaulle qui n’avaient jamais montré le moindre signe de défaillance sont également à plat depuis hier soir sans véritable raison  … Plus d’énergie pour repartir alors que nous mettons le fourgon en container dans deux jours à 350 kils d’ici … Ainsi va la vie …

 

Il nous reste malgré tout la visite de Carthagène à faire, ce qui fera l’objet du dernier article du blog. Enfin, pas tout à fait, puisque je compte prochainement présenter un bilan de notre voyage, sous différents angles.

 

En attendant, du haut de l’hôtel Colonial sur le parking duquel nous aurons en tout passé 9 nuits nous contemplons le ciel. Ici au moins on ne risque pas de se prendre un camion dans la figure. Et ça, ça vaut son pesant d’or …

 

 

 

 

 

5 pensées sur “Rêver encore un peu si cela est possible …

  • 17 juillet 2016 à 8 h 24 min
    Lien Permanent

    Bonjour,

    Nous sommes heureux de voir que la famille continue son voyage extraordinaire !!! Ici, à Mallemort ; les vacances ont commencé…. Camille rentrera en CP, en septembre, à l’école Camille Claudel. Nous espérons vous revoir bientôt. À très vite
    Camille oriol et sa petite famille !!!

    Répondre
  • 17 juillet 2016 à 17 h 38 min
    Lien Permanent

    Bien le bonjour jolis voyageurs,
    Vous voila avec des sacs a dos plein de couleurs, de decouvertes, de parfums et surtout de temps partage a vivre ensemble des experiences uniques….. La force de votre attachement et de votre complicite tout au long des lignes et images de ce blog revelent 3 personnes harmonieuses et aimantes. L endroit ou vous serez sera peu de chose par rapport a votre histoire.
    Je vous souhaite de tout coeur une bonne poursuite de vos tribulations sud americaines puis europeennes…..
    Bon accostage et merci pour ce livre ouvert qui m a permis de m evader en votre compagnie agnes vous etes incroyable !

    Répondre
  • 18 juillet 2016 à 13 h 41 min
    Lien Permanent

    Salut

    Photos de cartes postales avec indices 50+++ si j’ai bien compris donc pas pour moi dommage !;))
    Que de beaux couchers de soleil… La Colombie vous émerveille et je vous comprends en vous lisant. Espère vous rejoindre le temps d’un séjour là bas ;))
    Beaucoup de nostalgie car c’est la fin de l’aventure… Une aventure humaine qui m’a touchée et transportée … Merci d’avoir partagé tant de moments de vie! Merci beaucoup de m’avoir fait découvrir tant de belles choses! Merci infiniment de m’avoir mis dans votre sac à dos et de m’avoir permis de vous suivre de m’évader de m’échapper du quotidien 🙂 c’était un régal ! De magnifiques photos et une très belle plume, chapeau les artistes 🙂
    A bientôt
    Bises
    Delphine

    Répondre
  • 21 juillet 2016 à 11 h 19 min
    Lien Permanent

    Des endroits magiques… un voyage qui fait rêver. S’évader à travers ton blog c’est un plaisir. Bisous et bonne route

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *