Planète Bolivie (1)

D´Arequipa à Copacabana

 

Avant de rejoindre le Perou, nous mourrions d’envie de revoir la Bolivie. En depit des péripéties pour y arriver, nous  avons pu achever notre tour bolivien. Entre les séjours des mois d’ aout et  septembre et celui de février, nous aurons donc passé 37 jours au total dans ce pays que nous avons adoré !

 

La nouvelle panne du  « Charles de Gaulle » …

 

 

Voici plus de 7 mois que nous cherchions un nom à notre fourgon. Les pannes s’enchaînant de nouveau les unes après les autres depuis le début du mois de février, « Titanic » ou « Charles de Gaulle » semblent désormais pouvoir lui aller comme un gant ! Lors du « G3 familial », Charles remarque que donner le nom d’une épave à notre véhicule risque de ne pas nous porter chance « alors que  « le Charles de Gaulle » s’il est souvent en panne, c’est un porte-avion nucléaire qui est très fort !». « Et puis, n’oubliez pas que le « vrai » Charles de Gaulle il a sauvé la France des allemands, c’est-papi-qui-me-l’a-dit, et il a écrit la Constitution, pas-vrai-maman ? » ! « OK mon fils ! Va pour appeler le fourgon « Le Charles de Gaulle » ! Au passage je valide aussi ton second semestre de droit constitutionnel ! ».

 

Ce matin là nous quittons Arequipa de bonne heure en direction du lac Titicaca et de la frontière bolivienne. Une dizaine d’heures de route sont plus ou moins au programme sur 2 jours. Dans Arequipa la circulation est folle, les voitures se fonçant les unes sur les autres, leurs conducteurs se klaxonnant réciproquement comme des fous. C’est au milieu de ce grand n’importe quoi que le moteur du « CDG » cale brusquement une première fois, comme sur la carretera australe. Les autres automobilistes sont furieux, nous le faisant savoir à grands coups d’avertisseurs sonores. La tension monte de 200 crans dans le fourgon qui finit par redémarrer. Pour recaler dans la même ambiance encore trois nouvelles fois. Jérôme est à deux doigts d’étrangler de ses propres mains le prochain c… qui le klaxonnera de nouveau, quand il remarque que nous sommes en panne … devant le garage Fiat !

 

C’est un beau garage neuf, propre … A coup sûr ils vont pouvoir nous dépanner. Nous sommes reçus de façon très cordiale, avant d’apprendre 3 heures plus tard de la bouche de la charmante hôtesse que la valise à détecter les défauts ne reconnaît pas notre « trop vieux et trop européen » véhicule… « Au revoir ! Nous ne pouvons rien faire pour vous ! Allez voir un peu plus bas dans la rue ! ».  Nous nous retrouvons alors chez un « diéséliste » qui prend le problème à bras le corps en démontant le common rail, puis les injecteurs pour les examiner. Nous passons une première nuit au garage entre véhicules en panne, odeur infecte de diesel et calendriers de femmes dénudées à grosses poitrines ! Trop chouette ! Au bout de deux jours et deux nuits du même acabit, le verdict tombe : « ben … on ne sait pas d’où vient cette panne qui ne laisse pas en panne tout le temps ! Peut-être de la valve de la pompe à injection qui n’existe pas en Amérique du sud ! Débrouillez-vous ! » (allô Henry, Nadine, Abdel, DHL ?!!). Par chance ( ?), le fourgon redémarre quand même.  Nous nous lançons donc à l’assaut de la montagne et des kms qui nous séparent de la Bolivie, en serrant les fesses.

 

Si le trajet se passe bien, le « CDG » semblant requinqué par le nettoyage fait par le diéséliste, dans le fourgon ce sont les humains qui se mettent à leur tour à souffrir. A 4444 mètres d’altitude Jérôme est au bout du rouleau, lessivé par le mal des montagnes. A l’occasion d’un petit arrêt, il sympathise fortement avec un poteau opportunément planté là pour le soutenir ! Mais le pire est à venir. Charles qui se plaint de la tête et du ventre se met soudainement à vomir, vomir … Il est urgent de redescendre. Nous arrivons finalement à Puno qui se trouve « beaucoup plus bas » (environ à 3800 mètres) et achetons des médicaments pour Charles qui, heureusement, se remet aussitôt. Plus de peur que de mal !

 

 

 

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Copacabana en vue !

 

 

 

 

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Le lendemain nous retrouvons à la frontière Christian et Valérie qui nous y attendent. Le passage des douanes ne se fait pas sans mal, mais nous arrivons enfin à Copacabana, jolie petite ville bolivienne en bord du lac titicaca.

 

 

 

 

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Le carnaval remplit les rues de couleurs, de fanfares et d’odeurs … d’urine ! La bière coulant à flot, les uns et les autres se soulagent partout où cela est possible ! Nous retrouvons les boliviens tels que nous les avions laissés en septembre, ravis d’être de retour !

 

 

 

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Le spectacle ne réjouit pas seulement les touristes de passage ; les boliviens sont enchantés eux aussi !

 

 

 

 

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Le lendemain, nous décidons à l’unanimité de nous reposer un peu au bord du lac et de substituer à la première devise du voyageur « on est toujours emm…dé  par quelque chose», la seconde d’entre elles : « on est pas bien là ?! » !

 

 

 

 

 

 

Les truites fraîches achetées au marché rôtissent paisiblement sur la plancha de nos copains tandis que le lac nous enchante ! Ouf ! Quelques heures de répit !

 

 

 

 

 

 

L’île du soleil : merveille bolivienne ou arnaque touristique ?

 

 

On peut visiter Copacabana pour son sanctuaire marial ou pour son « île sacrée du soleil », le premier s’adressant aux catholiques fervents, la seconde au tourisme de masse et aux amateurs de culture Inca et pré-Inca. Notre engagement religieux étant des plus sommaires, nous choisissons de partir en excursion vers l’île Inca, réputée pour sa grande beauté.

 

 

 

 

 

Si l’idée paraissait bonne de prime abord, les boliviens ont réussi à la gâcher en grande partie. Pour ceux qui viendront après nous il faut savoir que deux options sont possibles : aller sur l’île pour une journée ou dormir surplace pour le temps souhaité. Ne désirant pas goûter au confort bolivien de chambres douteuses, nous choisissons l’excursion à la journée.

 

 

 

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Nous voici tous les cinq entassés dans un minuscule bateau, au milieu de 30 autres personnes. Les banquettes sont à peine fixées au sol, des chaises de jardin ont été rajoutées. Comble de malchance, à l’heure matinale à laquelle nous embarquons, il tombe des trombes d’eau et le lac est agité. Le bateau finit par démarrer poussivement sur deux moteurs, bravant les vagues pendant plus de 2H30. Le mal de lac n’est pas loin !

 

 

 

 

 

A peine arrivés, un guide prend le bateau en charge. Nous nous laissons faire, ne sachant pas vraiment que visiter. Au pas de course, nous arpentons les principales curiosités du côté nord: un temple, la roche sacrée qui fut recouverte d or avant que les espagnols ne la dépouillent …

 

 

 

 

L’endroit est merveilleux, mais nous sommes pressés comme des citrons : le bateau repart deux heures plus tard et il n’y en a pas d’autre ! Pas le temps de manger. Pas le temps de s’écarter ne serait-ce qu’une seconde du sentier imposé. C’est nullissime. C’est la première fois que nous suivons une telle excursion et la dernière, plaignant de tout cœur les touristes qui sont contraints de suivre un programme aussi cadencé. On ne mesure que mieux la chance que nous avons de pouvoir voyager au gré de nos envies et de notre emploi du temps personnel !

 

 

 

 

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La roche sacrée

La roche sacrée

 

 

 

 

A 13h30 nous embarquons en direction du sud. Le bateau part et tant pis pour les retardataires !  L’arnaque suprême est que, pour éviter de consommer trop, les bateaux ne rentrent que sur un moteur. Nous mettons donc un temps infini pour regagner la partie sud de l’île. Quand nous y accostons, il ne nous reste que 45 minutes surplace au lieu des deux heures annoncées !

 

 

 

 

 

 

Néanmoins, les touristes qui ont choisi de rejoindre le sud de l’île à pied ne sont pas plus contents que nous. Les 12 kms annoncés sont entrecoupés de péages pour piétons et le temps laissé pour les parcourir bien trop rapide (environ 3 heures, mais on est à 4000 mètres d’altitude !). Ils manquent de rater le dernier bateau quittant l’île qui est à 15H30.

 

 

 

 

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Le retour vers Copacabana s’étire en longueur. Le conducteur du bateau, assis à l’arrière, qui ne possède aucune vraie visibilité s’endort plusieurs fois sous son parapluie, réveillé heureusement par son téléphone ! Au final, nous aurons passé plus de 6 heures à naviguer et 3 heures sur l’île : rentable !!!

 

 

l´art bolivien de la navigation . tout est dans le pantalon de costume, les chaussures de ville et le parapluie !

l´art bolivien de la navigation . tout est dans le pantalon de costume, les chaussures de ville et le parapluie !

 

 

 

Conclusion : si l’île est magnifique, il n’y a aucun intérêt à la visiter sur une journée seule ! Une mauvaise note pour nous et pour les boliviens !

 

 

 

Carlito aux commandes

Carlito aux commandes

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Une pensée sur “Planète Bolivie (1)

  • 22 février 2016 à 22 h 40 min
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    encore de magnifiques paysages, dommage que l’appât du gain est de partout pour soutirer les fonds de poches des touristes…. et ne pas pouvoir profiter pleinement des endroits magiques ;-(

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