C’est quand le moteur s’arrête que l’aventure commence : 1ère panne !

Région du Chaco

 

Depuis mon dernier post, le voyage commençait à s’enliser un peu dans la monotonie. Il y a une semaine encore nous étions devant les fascinantes chutes d’Iguazu et nous voilà repartis sur les routes pour nous rendre au nord-ouest de l’Argentine.

 

Pour ce faire, le plus simple paraissait d’emprunter l’immense ligne droite qu’est la route nationale16 qui relie Posadas à Salta sur environ 700 kms. Paysages assez ennuyeux de plaines inondées dans l’est et de plaines poussiéreuses dans l’ouest (ici aussi le dérèglement climatique est perceptible : 30 degrés dans l’ouest en plein hiver quand il devrait en faire 10, pluies diluviennes à l’est), si l’on excepte les bords de fleuves où la faune et la flore sont très spécifiques et intéressants à voir (notamment vers la petite ville balnéaire très agréable d’Ituzaingo à 90 kms de Posadas).

 

Grosso modo, nous sommes passés de ça … à ça, avec une longue observation des champs de coton dans l’ouest !

 

Et c’est quand le roulement se casse que l’aventure commence !

 

Bref, on s’ennuyait ferme dans le fourgon, souhaitant secrètement un peu de piment dans notre quotidien en attendant de rejoindre la belle région de Salta. Je crois vous l’avoir déjà dit, mais nous, quand nous souhaitons quelque chose, la vie nous exauce immédiatement, veinards que nous sommes !

 

Aussitôt dit, aussitôt fait, le roulement arrière droit du fourgon, changé il y a seulement 1500 kms par notre merveilleux garage, a commencé à se manifester de façon tangible à nos oreilles avant de se briser à l’entrée du seul village habité rencontré depuis des dizaines et des dizaines de kms de plaine hostile : le bien connu pueblo del Quebrachal.

 

Nous avons été recueillis avec une gentillesse et un dévouement sans borne par la gomeria del pueblo (disons un petit atelier où on change et répare les pneus) et son équipe de mécanos qui a vite capitulé devant l’ampleur du problème et leur manque d’outillage.

Bloqués au milieu de nulle part, sans internet of courseel Quebrachal, il y a bien internet, mais ça ne fonctionne pas tous les jours !), heureusement entourés d’argentins très sympas, nous avons passé une première nuit au milieu de la gomeria, coincés entre deux pneus et un compresseur. Je vous passe les détails pour trouver une dépanneuse, mais dans la journée du lendemain est arrivée une grua depuis de Salta pour nous remorquer.

 

Nous, on comptait bien aller chez Fiat à Salta. Problème : la dépanneuse croulait littéralement sous le poids et le volume du fourgon et faire 250 kms de mauvaise route assis dans le CC, lui-même chargé de façon instable sur la dépanneuse, c’était … comment dire ? périlleux ? dangereux ? impossible ? Bref, vous voyez le tableau hi hi !

 

 

Le premier (et dernier ?) jour du reste de notre à vie à El Galpon

 

Du coup, nous avons été débarqués à El Galpon (petite bourgade de 3000 âmes) et son fameux atelier de mécanique qui donne sur la place principale du village. Les remorqueurs nous avaient présenté son chef mécano comme le Mozart argentin de la mécanique. Vérifications faites, c’est plutôt le Wagner de la mécanique.

 

A peine arrivés (18 heures), l’équipe s’est mise au boulot (dans la rue) sur le fourgon sous l’œil horrifié de Jérôme et ses nombreuses protestations. Pour faire simple, il aurait fallu démonter le pont arrière pour sortir par l’intérieur et en douceur le roulement. Mais Wagner ne l’entendait pas de cette oreille : à grands coups de masse et de poste à souder le roulement a été sorti aux forceps vers 21 heures (heureusement ici on est pas aux 35 heures) !

 

Cet après-midi la nouvelle pièce est arrivée de quelque part et a été remontée avec une douceur équivalente. OK, c’est pas une pièce Dangel, OK c’est pas non plus une FIAT, OK c’est rentré en force, mais ça à l’air de tourner !! C’est l’essentiel, non ?! On va pas chicaner sur la façon de faire qui a été très africaine dans la manière mais redoutable d’efficacité et de promptitude !

Et voilà ! Première panne du voyage ! Presque trop facile ! On attend avec impatience la suivante (non, j’rigole) ! On est quand même  contents : le bon côté des galères c’est qu’elles permettent de rencontrer plein de monde et de bosser son espagnol technique !

11 pensées sur “C’est quand le moteur s’arrête que l’aventure commence : 1ère panne !

  • 30 juillet 2015 à 11 h 40 min
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    Coucou les Ghazous,
    Alors les argentins et les algériens auraient des gênes communs de bricoleurs « à l’arrache » !! Si l’on s’en tient aux tofs, c’est indéniable ! Boussa !

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  • 30 juillet 2015 à 12 h 43 min
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    Bonjours Valérie & Jérôme,
    désolé pour le problème de roulement. Sans doute vous êtes au courant que le Fiat Ducato et le Peugeot Boxer et le Citroën Jumpy sont la même chose. Je crois que Peugeot et Citroën sont bien présente en Argentine. Courage et bonne route.

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    • 31 juillet 2015 à 15 h 51 min
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      Oui ! Merci ! Nous sommes sortis d’affaire pour l’heure grace à un « magic mecano ». Merci en tout cas de votre aide !

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  • 30 juillet 2015 à 21 h 15 min
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    Moi qui vous croyais dans le beau garage ultra moderne que je vous avais déniché à Salta, spécialisé dans les Ducato Furgon !!!
    Dites plutôt que c’est l’Afrique qui vous manque ! 😉
    Content que Wagner ait pu opérer et sans dramaturger !

    Bonne route !

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    • 31 juillet 2015 à 15 h 52 min
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      On aura l’occasion d’y retourner! On aurait dû voyager en Def’ on aurait eu moins de pannes hi hi

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  • 31 juillet 2015 à 16 h 47 min
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    Uh!! Contente que vous avez pu sortir avec un BRIO de cette épreuve:). Valérie, vu ta façon de raconter cette » aventure » ….ça devient pour nous, les lecteurs, un plaisir de vous lire!! Bisous a tous les trois

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  • 1 août 2015 à 18 h 57 min
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    coucou à vous trois
    ouf ! enfin le fourgon a été réparé c’est le principal
    bravo à jérome pour son courage ! on attend le prochain épisode avec impatience en esperant que ce sera que du positif !
    bisous
    bisou à charles
    julia

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  • 4 août 2015 à 12 h 55 min
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    ah pas de bol, mais toujours autant d’humour, franchement de te lire donne un moment de sourire et de rigolade, ca fait du bien, même si « c’est pas bien » de se moquer du malheur des autres… 🙂

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  • 4 août 2015 à 22 h 27 min
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    Salut Boss ( et la petite famille)
    Je suis mort de rire quand je vois vos tribulations, mais que dire de ta tête quand tu les regarde déglingué ton « bébé » !! Et dire que tu me trouves maniac ^_^, bon en tout cas je rigole bien, j’attends la prochaine panne avec impatience moi aussi, je rigole, allez courage c’est que le début ! bise

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  • 13 août 2015 à 14 h 11 min
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    bonjours valérie j’espere que tout va bien pour vous et que vous n’avez plus de galères!!! vous m’avez bien fait rire avec vos commentaires mais c’est vrai il faut le dire vous n’avez pas eu trop de chances quand mème mais après c’est les allés a de l’aventure,mais ça doit mettre les boules quand mème!!! vous vouliez du piquant a bin la vous etes servi!!!aujourd’hui cloitrés a la maison il pleut gruuu!! autrement nous sommes allés a vinon sur verdon c’est assez sympas et une plage a toulon qui étais vraiment pas mal en fin voila nous bougons un peu de droite et de gauche! je vous dit a bientot et bonne route a tout les trois bise

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    • 15 août 2015 à 21 h 04 min
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      Salut Nathalie ! Super contente d’avoir de vos news et de savoir que vous profitez bien vous aussi ! On vous embrasse ! à bientôt !

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